| 6ème Triennale mondiale d’estampes |
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| Le samedi, 04 octobre 2003 07:27 | |
6ème Triennale mondiale d’estampes - petit format -Carrefour Europe-Chamalières 63 400- Auvergne-France. 100 nations - 830 artistes - 4663 estampes
Du 4 octobre 2003 au 22 novembre 2003
Espace tiennale : 04 73 19 15 80. Web : www.ville-chamalieres.fr A ne manquer sous aucun pretexte ! Se rendre à Chamalières me direz-vous « quelle affaire » ! Et bien justement, je suis arrivée dans ce petit coin de l’Auvergne pour ouvrir un grand vrai livre d’images réalisées par des vrais artistes, des graveurs de tous les pays, même du Bangladesh ! Quel bonheur de voir qu’il existe dans le monde entier des êtres qui, sans bruit, parfois même en secret à Québec ou à la Barbade, travaillent uniquement à découvrir un peu plus de beauté chaque jour. Pour eux, quelque soit leur condition de vie (souvent difficile !), chaque jour est un beau jour. Qu’ils soient remerciés de nous faire partager tant de vie, tant d’amour.
Je me prépare en mon coeur à de grandes retrouvailles ce jour là, des rencontres que l’on n’oublie pas, nourries de silence et de paroles gravées. Espace triennale :Un parking, aménagé de manière originale en lieu d’exposition :
J’ai rencontré en chemin, Lia Grambihler me présente Denyse Ménard-Greenidge, originaire de Québec, qui vit depuis 25 années à la Barbade. Elle présente le travail de plusieurs graveurs Barbadiens, dont celui de Joyce Daniel, qui est aussi peintre et qui l’accompagne. La galerie Visa reste en contact avec Denyse qui présentera en octobre 2004 à Paris plusieurs peintres de la communauté artistique très vibrante de la Barbade. L’exposition de la triennale s’étend aussi dans plusieurs lieux à Clermont-Ferrand-France : Au musée du Ranquet :
Jiri Anderle, vit et travaille à
Prague, présenté par Inter-Kontakt-Grafik-Association. Né en 1936, Jiri Anderle a organisé des centaines d’expositions individuelles et a participé à 300 expositions collectives en République tchèque et à l’étranger. Dans les années soixante-dix et quatre-vingt, l’oeuvre de Jiri Anderle a acquit une place importante dans la gravure tchèque et mondiale. Peintre à l’origine, il commença à se consacrer à la gravure à la fin des années soixante. En 1989-90, Anderle réalisa un cycle pictural accompagnant le livre Quelques mots sur la parole de Vaclav Havel. Ce cycle prit peu de temps après une forme gravée sous le titre Apassionnata Humana. Cette oeuvre se distingue par sa note très personnelle, donnée par la relation amicale qui unit les deux hommes, par sa sérénité poétique et son accent sur la méditation. Elle interpelle également par son éthique morale, caractéristique d’ailleurs, pour le travail d’Anderle comme celui de Havel. (Extrait du catalogue de la 6éme triennale mondiale de l’Estampe petit format 2003 de Chamalières).
Karl-Georg Hirsh, présenté
par Lia Grambihler Vit et travaille à Leipzig, et à Nardorf-Dölitzsch, Allemagne. Il a obtenu depuis 1965 de nombreuses distinctions notamment pour « Le plus beau Livre de l"année ». Il a réalisé 150 expositions personnelles et plus de 300 participations à d'’utres expositions. « Jusqu"en 1989, la Tombée du Mur, lequel avait coupé l"Allemagne en deux pendant 28 ans, des éléments picturaux de séparation, tels que fossés, clôtures ou murs constituaient un élément important dans mon oeuvre. Ce qui maintenant sépare les hommes s’est déplacé, s’est multiplié et diversifié davantage, est devenu parfois invisible, mais réside toujours dans les têtes et y cause toujours autant de dégâts. J’ai besoin dans mes oeuvres de la présence de l’Homme, de la Réalité représentée afin que mes idées puissent se transporter vers le spectateur. Mes estampes ont besoin d’être vues par des gens, ayant dans leur vies, fait des expériences analogues ou semblables aux miennes. Je me libère de la pesanteur de cette expérience dans mes illustrations, mes estampes même créées sur des modèles littéraires, car souvent j’y trouve même là, mon thème, des murs… La délivrance existe en me libérant de ces images du subconscient en les dessinant, les gravant, les incisant. Aussi ai-je besoin du spectateur en union par la pensée. » Karl-Georg Hirsh. Galerie Garde à Vue, chez Alain Bayssat, rue de la Préfecture, Clermont-Ferrand. Huit artistes du Québec : Eveline Boulva, François Chevalier, Tania Girard Savoie, Chantal Séguin, Johanne Huot, Sophie Privé, Bill Vincent, présentés par Jeanne de Chantal Côté, elle-même graveur, vit et travaille à Québec. « J"ai commencé comme peintre puis j"ai eu envie de graver et la gravure m"a donné une liberté, au travers d"une ou plusieurs expérimentations, j"ai trouvé à associer la gravure et la peinture ». Rafi Haque, présenté par Lia Grambihler médiathèque de Romagnat-Auvergne-France. Vit et travaille à Dhaka, Bangladesh. « Quelques mots à propos du travail et de la technique » « …Le sentiment que mon thème devait être la douleur sociale et non la douleur individuelle, m’a incité à créer une série nommée « journal : 1971 »... J’ai aussi effectué de nombreux travaux intitulés « La brûlure intérieure ». Cette série, don’t la naissance vient de la relation entre la gravure et le papier brûlé, est dans une certaine mesure symbolique. La trace profonde des roues sur la route, la trace de la hache dans l’arbre, les blessures sur les corps humains symbolisent la confrontation entre les super puissances nucléaires qui reflètent la relation de méfiance grandissant envers les valeurs humaines. Tout cela était comme une brûlure intérieure pour moi. Le terme académique de ce média est gravure à l’eau-forte et chine collé. J’ai appris cette technique auprès d’un éminent graveur Suzan Benton des Etats-Unis. Par dessus tout j’ai était inspiré par le professeur Mohammed Kibria, mon maître peintre et graveur… ».(Extrait du catalogue de la 6ème Triennale mondiale d’estampes de petit format 2003 de Chamalières). Encadré L’abbé Breuil a compté qu’il avait passé sept cents jours sous terre à relever les images qu’avaient inventées les hommes les plus anciens. Il était assis sur des sacs de fougères. Il déroulait des feuilles de papier de riz dont il se servait comme calque. Il se noircissait les narines en respirant la lampe à acétylène que tenait à la main un jeune compagnon à ses côtés. (extrait de Abîmes de Pascal Quignard). |
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| Dernière mise à jour : ( Le samedi, 08 mars 2008 12:58 ) |
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